Audit énergétique obligatoire entreprise : ce qu’il faut savoir au 28 octobre 2026

Depuis la réforme entrée en vigueur à l’automne 2025, l’« audit énergétique obligatoire entreprise » ne dépend plus de la taille juridique de l’entreprise, mais de sa consommation annuelle moyenne d’énergie finale. À la date du 28 octobre 2026, le cadre est stabilisé : seuils, échéances, méthode d’audit et sanctions sont précisés dans le Code de l’énergie et ses textes d’application. Voici un décryptage opérationnel pour les directeurs immobiliers, services généraux et responsables d’exploitation.

1) Le nouveau cadre réglementaire : qui est concerné, quand, et par quoi ?

Des seuils fondés sur la consommation réelle

Échéances clés à retenir

Portée minimale et transmission

Plan d’action et publicité

Toute personne morale soumise à l’audit ou au SMÉ doit élaborer un plan d’action fondé sur les recommandations issues de l’audit (ou de la revue énergétique du SMÉ). Ce plan est publié dans le rapport annuel de l’entreprise et précise le taux d’exécution des mesures. Les mesures dont le temps de retour est inférieur à 5 ans et jugées techniquement/économiquement réalisables doivent être mises en œuvre, ou leur non‑mise en œuvre de manière argumentée dans le plan.

Sanctions

En cas de non‑respect (audit/SMÉ ou déclaration), l’autorité administrative peut mettre en demeure et prononcer une amende pouvant aller jusqu’à 2 % du chiffre d’affaires HT du dernier exercice clos, portée à 4 % en cas de nouvelle violation de la même obligation.

2) Méthode d’audit : ce que la norme NF EN 16247 exige en 2026

L’audit réglementaire s’appuie sur la série NF EN 16247 (versions 2022) parties 1 à 4 : principes généraux (partie 1), bâtiments (partie 2), procédés (partie 3) et transport (partie 4). Les grandes étapes à prévoir avec votre prestataire :

Règles d’échantillonnage des bâtiments

Pour le périmètre « bâtiments », l’arrêté de méthode 2025 autorise un échantillonnage par sous‑ensembles homogènes ; la taille de l’échantillon de chaque sous‑ensemble est au moins égale à la racine carrée du nombre total de sites du sous‑ensemble (arrondie à l’entier supérieur), avec une part d’échantillonnage aléatoire. Les parties « procédés » et « transport » suivent des exigences spécifiques ; pour les procédés, un niveau d’analyse minimum (dit « niveau 2 ») est requis.

Qui peut réaliser l’audit ?

3) Exemptions et équivalences : au‑delà de l’audit « classique »

Attention : l’entreprise reste tenue de déclarer ses consommations (au‑delà de 2,75 GWh/an) et de publier un plan d’action. En cas de bascule vers un SMÉ, vérifiez le périmètre couvert (≥ 80 %) pour rester conforme.

4) Comment se mettre en conformité d’ici les échéances 2026‑2027 ?

Étape 1 : qualifier votre assujettissement

Étape 2 : arbitrer « Audit » vs « ISO 50001 »

Étape 3 : choisir et cadrer le prestataire

Étape 4 : produire un audit « actionnable »

Étape 5 : dépôt et gouvernance

5) Articulation avec vos autres obligations d’exploitation

6) Contenu attendu d’un rapport d’audit conforme

7) Points de vigilance en 2026

Sources

FAQ

Qui doit réaliser un audit énergétique obligatoire en 2026 ?

Toute personne morale (au périmètre SIREN) dont la consommation annuelle moyenne d’énergie finale (3 dernières années) est ≥ 2,75 GWh, si elle n’a pas mis en place un SMÉ ISO 50001 certifié couvrant ≥ 80 % de sa consommation. Les activités prises en compte incluent bâtiments tertiaires, procédés industriels et transport exercés en France.

Quelle est la date limite du premier audit ?

Pour les nouveaux assujettis, le premier audit doit être réalisé au plus tard le 11 octobre 2026. Ensuite, l’audit est à renouveler tous les 4 ans. Les personnes morales ≥ 23,6 GWh/an doivent mettre en place un SMÉ certifié au plus tard le 11 octobre 2027.

Dois‑je auditer tous mes sites ?

Votre audit doit couvrir ≥ 80 % de la consommation finale au SIREN. Pour les bâtiments, un échantillonnage par sous‑ensembles homogènes est permis ; la taille de l’échantillon de chaque sous‑ensemble est au moins égale à la racine carrée du nombre total de sites (arrondie à l’entier supérieur). Procédés et transport suivent des exigences dédiées.

Quelles sont les sanctions en cas de non‑conformité ?

Après mise en demeure, l’amende administrative peut atteindre 2 % du chiffre d’affaires HT du dernier exercice clos, portée à 4 % en cas de nouvelle violation de la même obligation. L’administration peut aussi rendre publique la mise en demeure.

Où et quand dois‑je déposer mon audit ?

Vous devez transmettre les informations relatives à votre audit (ou SMÉ certifié) par voie électronique dans les 2 mois suivant sa réalisation/certification, via la plateforme nationale de recueil. Conservez les éléments probants pour les contrôles.

Besoin d’y voir clair et de vous mettre en conformité sans perdre de temps ? Contactez nos équipes pour un audit de votre stratégie de facility management : cadrage réglementaire, choix « audit vs ISO 50001 », feuille de route d’actions et pilotage de l’exécution.